Le laboratoire biopharmaceutique canadien Medicago a annoncé cette semaine que son candidat-vaccin contre le coronavirus, développé à partir d’une plante cousine du tabac, a obtenu « des résultats très encourageants » à l’issue d’une étude clinique de phase 1. Le gouvernement du Canada a déjà commandé 76 millions de doses de ce vaccin.

Medicago, une filiale du groupe Philip Morris International, est spécialisée dans la recherche vaccinale à partir de plantes, et notamment de N. benthamiana, une proche cousine du tabac, qui permet de développer de manière efficace des particules pseudo-virales (PPV) reproduisant la structure d’un virus sans son matériel génétique. Il s’agit d’une des voies les plus prometteuses pour développer les vaccins de demain.

Dans le cadre de l’étude de phase 1 sur son vaccin contre la COVID-19, Medicago a vacciné 180 participants, qui ont tous développé une réponse immunitaire après injection de deux doses du candidat vaccin avec adjuvant. Des résultats « très encourageants », selon la directrice des affaires scientifiques et médicales du laboratoire, Nathalie Charland.

« On avait des indications que c’était possible d’avoir une réponse immunitaire. Déjà, d’avoir un bon niveau d’anticorps en circulation (phase 1), c’est très bon signe. De plus, aucun événement indésirable grave n’a été signalé pendant cette phase et les effets secondaires ont été généralement légers à modérés et de courte durée. Et on a une très bonne réponse immunitaire », a-t-elle indiqué.

Medicago a signé au mois d’octobre un contrat avec le gouvernement du Canada pour la fourniture de 76 millions de doses, soit suffisamment pour garantir deux injections à la totalité de la population du pays.

« Notre technologie novatrice de production aide à diversifier les catégories de candidats vaccins. En plus de fournir 76 millions de doses au gouvernement canadien, nous sommes prêts à participer à la lutte mondiale contre la COVID-19 », a précisé Bruce D. Clark, le président et chef de la direction de Medicago.

Selon lui, « les résultats positifs sont une avancée dans la lutte contre la pandémie. Nous progressons en toute confiance vers notre essai de phase 2/3 ». Le laboratoire n’a pas annoncé pour l’heure de date pour la mise sur le marché potentielle de ce candidat vaccin, mais espère obtenir des autorités sanitaires canadiennes l’autorisation de commencer une phase combinée 2/3 d’ici la fin de l’année.

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