Le PEGI (pan European Game Informations), système d’évaluation des jeux vidéo en Europe, a introduit une nouvelle classification pour tous les jeux vidéo accessibles en Europe. Il s’agit de l’obligation d’indication de l’existence de loot boxes dans le jeu.

Un nouvel encart sur les pochettes de jeux vidéo

Dans un communiqué publié le 13 avril dernier, le PEGI a annoncé la mise en place d’une mesure visant à informer les joueurs de l’existence de loot boxes dans les jeux vidéo. Les éditeurs devront désormais mentionner cette information dans un encart spécifique inséré sur la pochette du jeu vidéo et/ ou sur les sites d’achat dédiés au jeu vidéo. Le même jour, l’ESRB (Entertainment Software Rating Board), le système nord-américain de classification des jeux vidéo a également annoncé l’adoption d’une mesure semblable.

Les coffres contenant des améliorations permettent au joueur d’avancer plus rapidement et/ou d’accroitre ses performances. Ces caisses sont proposées à la vente pour de l’argent réel et sont, donc, utilisées par les concepteurs de jeux vidéo à des fins commerciales. Les jeux vidéo les plus plébiscités intègrent ce système qui génère des sommes importantes.

Aucun pictogramme n’a été créé pour signaler l’intégration de loot boxes dans le jeu vidéo. Le nouveau descriptif complète le symbole imposé en septembre 2018 pour alerter les joueurs de l’existence d’un système d’achat en argent réel dans le jeu vidéo.

La légalité des loot boxes au cœur des débats

Les loot boxes sont au cœur des débats depuis les 3 dernières années. Le système de ces coffrets surprises dont les contenus ne se dévoilent aux joueurs qu’après l’achat, lors de l’ouverture, est notamment apparenté aux jeux de hasard et d’argent. Les politiques se penchent sérieusement sur le sujet.

En avril 2018, suite à une enquête menée par la Commission belge des jeux de hasard, le ministre belge de la Justice, Koen Geens a décrété l’interdiction des loot boxes pour tous les jeux vidéo commercialisés en Belgique. Les éditeurs de jeu vidéo qui enfreignent cette Loi risquent 5 ans d’emprisonnement et jusqu’à 800 000 € d’amende. Les sanctions sont doublées s’il s’agit d’un jeu vidéo destiné à des joueurs mineurs.

En France, le sénateur Jérôme Durain et l’association UFC – Que choisir ? ont interpelé l’ARJEL (Autorité de Régulation des Jeux en Ligne) qui a d’emblée pointé du doigt le caractère commercial et plus particulièrement le fait de pousser les joueurs à l’achat, le système aléatoire et l’utilisation de l’argent réel. Le gouvernement a initié un groupe de travail dédié au sein de l’Assemblée Nationale pour travailler sur la question de la légalité des loot boxes dans les jeux vidéo.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *